Port Rexton à St. John’s: Dernière journée et au revoir… pour l’instant
25/05/09 @ 14:28

Mon troisième maire. Ça commence à devenir une habitude. L’honorable Dennis O’Keefe de St. John’s est derrière mon volant en cette dernière journée.
Je suis allée le chercher à l’hôtel de ville. Mes guides et moi lui avons remis un cadeau courtoisie de l’honorable maire de Victoria, Dean Fortin. Un cadeau que nous transportons depuis tellement longtemps… depuis le kilomètre zéro de ce périple. Il y a 32 jours exactement.
On n’a pas chômé. 11, 208 kilomètres, 25 conducteurs. Ouf! Le maire O’Keefe parcourt les derniers kilomètres en direction du Botanical Gardens de l’université Memorial. C’est notre dernier arrêt après avoir visité 55 sites environnementaux canadiens et un tas de gens, roulé jusqu’à Cape Spear, le point le plus à l’Est de l’Amérique du Nord puis jusqu’au kilomètre 0 de l’autoroute Transcanadienne, au centre-ville de St. John’s.
La journée est parfaite. La brise est chaude. Le soleil est là. Les abeilles et les oiseaux vont et viennent dans la flore sauvage. Le directeur du Botanical Gardens, Wilf Nicholls, nous fait visiter les lieux. Il est enthousiaste et dynamique. Il nous explique que toute la nature de Terre-Neuve-et-Labrador est représentée ici.

Il y a des jardins à profusion, dont un jardin de plantes médicinales (quelqu’un veut du gingko?), un jardin ombragé, un jardin alpin, un jardin de pierre, un jardin de la faune.
Vous pensez que rien ne pousse à Terre-Neuve? Ha! Non seulement y a-t-il des fruits et des légumes, mais ils sont intelligents en plus.

Des plantes s’installent dans les fissures des pierres pour maximiser la chaleur. D’autres conservent leur eau en restant près du sol ou font pousser de la fourrure sous leurs feuilles. La Pitcher Plant des marais et marécages, que l’on voit dans les publicités télévisées de Tourisme Terre-Neuve, attrape des insectes pour recueillir les protéines. Une plante carnivore! Wow, quelle province!
Ces jardins paisibles sont l’endroit idéal pour prendre une pause et réfléchir à cette aventure canadienne et à toutes les beautés naturelles à couper le souffle que j’ai vues dans ce pays.
Je m’assois en silence pour penser aux Canadiens que j’ai rencontrés et qui tentent de venir à la rescousse de la planète. Des Canadiens comme ces élèves de troisième année de l’école élémentaire Bench qui ont sauvé un marais de la destruction sur l’Île de Vancouver, ou Louise Fyfe et Estelle Sabatier, les enthousiastes propriétaires d’un café d’Edmundston qui font du compost, ou encore le village écologique de Craik en Saskatchewan.
Je ne peux oublier Heidi Reimer-Epp, la propriétaire de Botanical Paperworks, une entreprise de Winnipeg qui fabrique du papier qu’on peut planter; Catherine Page qui m’a fait découvrir le zoo le plus vert au Canada, celui de Granby au Québec; Choleena DiTullio, une artiste néo-brunswickoise qui crée de superbes œuvres avec des objets recyclés…
Je ne peux nommer tous les gens que j’ai rencontrés, mais je vous invite à naviguer sur mon blogue pour les redécouvrir et pour réfléchir à ce qu’ils ont fait et ce qu’il font pour la planète. Vous réaliserez alors, comme le dit si bien Colleen Kennedy de l’institut sur le tourisme durable de Gros Morne, que cent petits pas sont aussi importants qu’un pas de géant.
Et faites ce pas.
Insight jusqu’au bout.

Gander à Port Rexton: croquettes de burger, mairesse Betty et Bonavista l’enchanteresse
22/05/09 @ 22:10

La fin de cette odyssée à travers le pays est de plus en plus palpable. J’ai commencé à faire mon deuil aujourd’hui en roulant de Gander aux forêts du parc national Terra Nova, puis sur la côte Est de la Baie de Bonavista. La route est parsemée de magnifiques petits villages de pêcheurs avec des noms sympas comme Tickle Bay (Baie Chatouille!).
Nous avons roulé jusqu’au hameau de Keels, sur la rive nord. J’y ai fait ma première rencontre avec un orignal de Terre-Neuve-et-Labrador. Il s’est pointé la tête en bas d’un golée, nous a à peine observés, puis est monté jusqu’à l’accotement comme si de rien n’y était. La photographie idéale avant qu’il ne disparaisse dans la nature pour aller grignoter.
La route vers Keels était en mauvais état, mais j’en ai vu d’autres. Le village en question est composé d’un magasin général, de quelques maisons aux jolies couleurs éparpillées sur le terrain rocailleux. Le panneau à l’entrée du village fait état de quelques attractions. D’abord, le Devil’s Footprint où la force de la mer et l’usure du temps ont façonné des formes diverses dans le roc. Comme si l’océan avait sculpté la terre. Beauté à l’état pur et charme pittoresque.

La mairesse de Bonavista, Betty Fitzgerald
J’ai pris ma pause dîner dans la ville historique de Bonavista, là où John Cabot a accosté en 1497. Il était alors à la recherche d’un chemin plus court vers le continent asiatique et de ce qui faisait alors sa richesse, les épices. L’explorateur britannique a plutôt trouvé un autre trésor inestimable, des bancs de morue à profusion! Pendant plus de 200 ans, les vaisseaux britanniques accosteront sur les côtes de Bonavista afin de pêcher cette précieuse ressource. La communauté a été fondée en 1654. Mais cette morue qui a fait la gloire de la région et qui a fait vivre des générations de pêcheurs est aujourd’hui pratiquement disparue de la mer. Heureusement que les histoires de pêche, elles, restent!

La mairesse de Bonavista, Betty Fitzgerald, a une passion sans borne pour sa communauté. C’est elle qui nous a guidé et c’était tout un honneur pour moi de transporter Son excellence pour aller visiter quelques jolis endroits. Le Ryan Premises par exemple. C’est un site historique national inauguré officiellement par la Reine Elizabeth II en 1997. Le complexe consiste en cinq bâtiments restaurés où l’on raconte l’histoire de la morue et du salage de poisson au début du 19e siècle. De nombreux artefacts démontrent les techniques des pêcheurs de morue et le rôle essentiel des femmes qui salaient le poisson. Les guides sont passionnés par leur histoire et partagent leurs connaissances avec les visiteurs.
La mairesse Fitzgerald voulait me faire visiter le Centre d’interprétation Matthew, qui inclut une réplique du bateau de Cabot, le Matthew. Elle a été construite par les artisans locaux de cette petite ville de 4000 âmes. Cela donne un véritable aperçu de ce à quoi pouvait ressembler le vaisseau de l’explorateur, il y a déjà quelques siècles.

La réplique grandeur nature du bateau de John Cabot, le Matthew. Elle a été contruite par des artisans de Bonavista.
Comme l’industrie de la pêche est en déclin, Bonavista mise maintenant sur le tourisme. Les habitants de la ville se sont concertés pour restaurer plusieurs édifices historiques. Leurs efforts ont porté fruit puisque la mairesse raconte que les visiteurs s’arrêtent régulièrement pour visiter le site.
Finalement, la pause dîner est devenue une ballade dans les divers sites historiques et naturels de la région. Je me suis enfin rendue jusqu’à Port Rexton, où je vais me reposer dans le stationnement de l’auberge Fishers’ Loft Inn, en attendant l’étape finale demain. Ce sera la dernière portion de cette aventure palpitante qui se termine à St.John’s, le point le plus à l’Est du Canada. En attendant la suite, bonne nuit tout le monde!

Sea Caves Dungeon Provincial Park
Sydney au Parc national Gros Morne à Gander : Ce qui est bon pour l’orignal…
20/05/09 @ 22:22

Je commence à sentir la fin de ce périple d’un océan à l’autre à la recherche de Canadiens inspirants, sensibles aux causes environnementales et qui ont de bonnes histoires à raconter à ce propos.
Depuis que j’ai quitté Victoria il y a 31 jours, j’ai visité 50 différents endroits, rencontré des tas de gens et parcouru 9 provinces! Les efforts de réduction d’empreintes de carbone des communautés et des citoyens que j’ai croisés au fil de cette aventure sont tout à fait remarquables. La volonté de faire une différence, aussi minime soit-elle, est admirable.
Me voici maintenant à Terre-Neuve-et-Labrador, la province la plus à l’Est de l’Amérique du Nord. Avec son propre fuseau horaire par surcroît! En débarquant du traversier à Port-aux-Basques, en ce mardi brumeux et mythique sur l’océan Atlantique, j’ai constaté que la 10e province canadienne n’a rien à voir avec l’île de Colombie-Britannique où j’ai commencé mon aventure.
Terre-Neuve-et-Labrador est un vaste territoire avec des paysages rugueux aux beautés naturelles qui n’a pas été trop gâché par la présence humaine.
Pour atteindre cette île, il faut prendre le traversier de Sydney en Nouvelle-Ecosse. La traversée dure 7 heures sur les flots bleus de l’océan. Comme j’ai fait le trajet la nuit, je me suis reposée un peu, mais sans dormir. Si vous aviez entendu les semi-remorques ronfler autour de moi!
La route de Port-aux-Basques jusqu’à la péninsule sud-ouest de la province était mouillée et le ciel brumeux. Parfois, le brouillard se dissipait quelque peu, assez pour nous laisser voir des montagnes majestueuses et des paysages uniques. J’avais l’impression d’être seule au monde.
Les distances à parcourir sont longues ici. Pour se rendre à Norris Point, il faut mettre plus de 350 kilomètres. Nous nous dirigeons vers Neddies Harbour Inn, une auberge avec toutes les commodités modernes située le long de Bonne Bay avec comme toile de fond la neige au sommet du mont Gros-Morne.
Les aubergistes Bettina Lori et Herbert Schuhmacher ont converti un ancien foyer de personnes aînées en un magnifique hôtel-boutique. Le personnel vous traite comme si vous faisiez partie de la famille et la cuisine est tout ce qu’il y a de plus raffinée… et bien entendu, préparée avec des produits locaux.

Impossible de quitter la région sans explorer les environs du Parc national Gros Morne. Mais comme d’habitude, je dois me contenter d’admirer rapidement… la route m’appelle!
Pas question toutefois de rater l’occasion de rencontrer des personnes intéressantes. Colleen Kennedy est une de celles-là. Elle est directrice générale de Gros Morne Institute for Sustainable Tourism, un consortium d’intervenants du domaine touristique qui ont un objectif commun: améliorer la qualité des expériences de plein air en enseignant des pratiques écologiques. C’est l’écotourisme dans son sens le plus noble.
Depuis que l’Institut a ouvert ses portes il y a 5 ans, Colleen a constaté des changements dans les mentalités. Plus question de miser uniquement sur le profit. L’environnement et la protection des milieux naturels deviennent des enjeux encore plus significatifs
Nous avons retrouvé le même souci tout au long de cette aventure pancanadienne. Cent mille petits pas de l’avant sont aussi importants qu’un pas de géant quand ont veut changer le cours des choses.
Prochaine étape, la route vers Gander et son lac profond à l’eau cristalline.

Norris Point
Halifax à Sydney: de la pluie, encore de la pluie, mais on continue!
19/05/09 @ 19:19

Olivia, Davide et papa Todd Gillis, hôtes d’une nuit pour la Insight Canada 1
La nuit dernière, j’ai dormi dans le confortable garage de mes nouveaux conducteurs. J’ai rencontré leurs enfants et… le chien. Il a senti mon pneu arrière droit. Heureusement, il n’a fait que sentir.
Ma première tâche de la matinée, c’est de transporter les enfants et le chien chez leurs grands-parents juste en haut de la rue pour permettre à mes pilotes de me conduire entre Dartmouth et Sydney. C’est l’avant-dernière portion de ma traversée du Canada.
Oups. Ma conductrice vient de rappeler à son co-pilote qu’il ne doit pas mettre les bacs de poubelles vertes si près de la porte de garage…
Mes nouveaux amis m’expliquent que la Nouvelle-Écosse est un leader mondial en recyclage. C’est d’ailleurs la première province canadienne à avoir réussi à recycler plus de 50% de ses déchets solides. Wow! C’est bon, ça!
Youppie! On est finalement sur la route! J’ai l’impression que mes conducteurs sont aussi contents que moi! On emprunte la tortueuse autoroute 7 sur la côte Est, puis on se dirige vers le centre de la province jusqu’à Antigonish.
Mes pilotes ont l’air pas mal relaxes. Imaginez! Ils ont décidé de célébrer leur neuvième anniversaire de mariage avec moi!
Il y a beaucoup d’arbres dans cette province! Il y a aussi de superbes lacs partout. Ils sont enveloppés de brouillard. Du brouillard en Nouvelle-Écosse. Allez comprendre pourquoi.
On croise aussi plusieurs enseignes le long des routes. Je finis par comprendre que ce sont des enseignes électorales. Il y aura un scrutin provincial le 9 juin. J’espère que les candidats ont fait de l’environnement une de leurs priorités.


Mon système de navigation me montre des noms cools comme: Head of Jeddore, Popes Harbour, East Quoddy, Moosehead, Necum Teuch, Ecum Secum.
Je roule depuis une heure. Il est 10h30. Le groupe Great Big Sea joue Sea of No Cares dans mes hauts-parleurs. Ma consommation moyenne est de 4,8 litres au 100 km. Je ne veux pas me vanter, mais sachez que c’est presqu’un exploit sur ces routes onduleuses, surtout que mon conducteur a le pied pesant.
On s’arrête au 522 Gourmet Coffee in Aspen. Hmmm… ça sent bon ici. Les propriétaires Ingrid et Manfred Schiefer torréfient des grains de café biologiques tout en respectant les règles du commerce équitable.

Cap-Breton nous voici! Je constate qu’il pleut ici aussi. Arrivés dans le merveilleux village de Baddeck, on se rend au centre d’interprétation Bras d’Or Lakes and Watershed. Ce centre est commandité par Bras d’Or Preservation Foundation, une fondation qui aide les propriétaires de terrain privé et les communautés à relever les défis qui menacent ces lacs. Ces bassins d’eau, beaux à couper le souffle et entourés de montagnes boisées, sont comme une mer au cœur du Cap-Breton.

Direction Sydney. Mes conducteurs sont très satisfaits de la douce conduite que je leur offre dans ce temps maussade. Au moins, il fait chaud et ce n’est pas venteux.
Mon aiguille à essence est à peine sous la marque du demi réservoir. J’ai bien l’impression qu’on se rendra sans problème à Sydney 30 kilomètres plus loin. Je suis fière de moi.
Prochain arrêt… Terre-Neuve!
Charlottetown à Halifax: Une brise insulaire souffle comme une tempête
15/05/09 @ 23:05

Duane Gorman de Gorman Controls Ltd.
Charlottetown est déjà un reflet dans mon miroir. L’auberge The Inns on Great George était un endroit sympa où dormir. Ca me rappelle un peu la maison…
Les autochtones de la tribu Mi’kmaq avaient nommé l’île Abegweit, le berceau des vagues. Une légende raconte comment le dieu Glosscap a terminé de peindre les beautés du monde lorsque toutes les couleurs de son pinceau se sont réunies dans un faisceau pour créer Abegweit, son île préférée. Et cela est évident ici. La légende est réalité.
Malheureusement, je n’aurai pas le temps d’aller rencontrer la jolie rousse aux longues tresses dont tout le monde parle chez nous au Japon. J’ai entendu dire qu’elle vit ici sur cette île. Ce sera pour une prochaine. Il faut poursuivre notre route.
Oh là là, les vents sont violents aujourd’hui. C’est la journée idéale pour aller visiter Duane Gorman, un insulaire enthousiaste qui travaille pour l’entreprise familiale Gorman Controls Ltd.
Dans la cour de Duane, il y a cette chose si belle qui se dresse vers le ciel avec de l’herbe verte qui l’entoure. Non, ce n’est pas un arbre, c’est une éolienne. Et aujourd’hui les amis, elle s’amuse! Les deux chiens de Duane tournent aussi en rond pendant que ce dernier m’explique le fonctionnement de la turbine.
Gorman Controls Ltd. vend des éoliennes résidentielles. Une éolienne vous permet de réduire vos émissions de gaz carbonique et de diminuer aussi votre consommation d’énergie. Les éoliennes peuvent produire pour 600 à 6000$ d’électricité par année. Cela réduirait également les émissions de dioxine de carbone de 2 à 23 tonnes par an.
« Lorsque j’ai bâti ma maison sur le haut de cette colline, raconte Duane, je savais que j’allais me servir du vent pour faire quelque chose de bien. »

Pirmin Kummer, propriétaire du Timber River Eco-Farms


De retour au Nouveau-Brunswick, notre prochain arrêt se fait chez Pirmin Kummer, propriétaire du Timber River Eco-Farms, à Timber River.
Ce dernier observe aussi le vent. Il note les changements de température régulièrement depuis qu’il commencé la culture de pommes de terre certifiées organiques, il y a douze ans.
Pirmin, un gars terre à terre dans le vrai sens du terme, est originaire d’Allemagne. Il connaît ses patates et a un faible pour sa propre marque de pommes de terres, Eco-Spuds.

Il sait également qu’il ne suffit pas d’éliminer les pesticides sur la ferme. Il faut adopter plusieurs mesures pour protéger la terre. Il faut cultiver des pommes de terre qui s’harmonisent avec cette terre. De plus, on doit varier les semences chaque année afin d’enrichir le sol et de le protéger des insectes. Même le système de ventilation de son entrepôt est écologique. Il fonctionne sans fongicide.
Avec un bon vent de face et un gros sac de pommes de terre Eco-Spud dans mon coffre arrière (Merci Pirmin!), je suis en route vers la Nouvelle-Ecosse, l’avant-dernière province à visiter durant cette grande aventure d’un bout à l’autre du pays!
Fredericton à Charlottetown: les Maritimes sont en vue!
14/05/09 @ 22:25

Traversier de Jemseg
Je crois, comme Choleena DiTullio de Sackville et Tim Van Hinte de Moncton, qu’il faut être conscient de ce que l’on rejette dans l’air, dans l’eau et dans le sol. Ce n’est pas une question de mode, c’est la logique même.
J’ai rencontré Choleena et Tim pour la portion du Jour 18 entre Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et Charlottetown, à l’Ile-du-Prince-Edouard. Que voulez-vous que je vous dise, je suis une extrovertie, j’aime faire de nouvelles connaissances.
Choleena est comme moi : dynamique et authentique. Moi, je m’éclate quand j’économise de l’essence et que je suis sur la route. Choleena elle, parmi ses nombreux talents, récupère les rebuts à droite et à gauche et crée des œuvres d’art. Elle a environ 500 œuvres. Si vous voulez jeter un coup d’œil à sa collection « d’art poisson », visitez le www.Choleena.com. Son prochain projet sera réalisé à partir d’une vieille bicyclette recyclée et sera intitulé « le cycle de la vie ». Mon moteur à assistance intégrée (IMA) s’est esclaffé de rire en pensant à cette nouvelle œuvre. Elle me fait tout simplement craquer!
Elle écrit aussi un blogue pour aider les gens à accomplir leurs tâches vertes. Un défi passionnant.
« L’environnement est tellement vaste que c’est difficile de savoir par quel bout commencer. J’ai donc décidé de poser un petit geste vert chaque jour pour faire une différence, aussi minime soit-elle », raconte Choleena.
Et pour Choleena, c’est relativement facile. D’ailleurs, vous pouvez la suivre sur son blogue à choleena.blogspot.com
Près de l’Université Mount Allison à Sackville, il y a un joli marais avec une promenade. On s’y ballade doucement au rythme de cette petite ville un peu granola. J’aime vraiment cet endroit. Il semble que les gens m’aiment aussi. Choleena m’a remis les clefs de la ville que je vais mettre avec fierté sur mon tableau de bord.
Juste au-delà de la route, un autre chemin. Celui-ci mène à Moncton. C’est la petite route locale parsemée de nids-de-poules. Je pensais que les pires que l’on puisse imaginer se trouvaient dans la portion Toronto-Toronto que j’avais fait quelques jours auparavant. J’étais sérieusement mise à l’épreuve mais comme j’ai des nerfs d’acier, je m’en suis bien tirée! Mais ouf, il faudrait bien réparer les routes ici…

Tim Van Hinte, Sentinelles de la Petitcodiac
Comme je vous l’ai déjà raconté, le Nouveau-Brunswick est une province de forêts, de terrains rocailleux, de marais et de rivières. Tim Van Hinte milite pour le respect de ces beautés naturelles. Il se soucie particulièrement de la santé de la rivère Petitcodiac. Il en est d’ailleurs l’un des protecteurs. La rivière Petitcodiac est un écosystème unique alimenté par les plus hautes marées du monde, celles de la Baie de Fundy. Deux fois par jour, ces marées transportent des centaines de milliers de litres d’eau vers Moncton, une ville d’environ 100 000 habitants. Puis, la rivière se vide et l’eau retourne dans la baie.
Jusque là, tout va bien. Sauf qu’au début des années ’70, on a aménagé un pont-chaussée qui a littéralement coupé la rivière en deux. En 1999, naissent les Sentinelles de la Petitcodiac. Cet organisme sans but lucratif veut que le gouvernement rouvre les vannes du pont afin de permettre à la rivière de retrouver son flot original. Car avant la construction de ce fameux pont, on pouvait apercevoir les saumons qui remontaient la rivière.
« Il y a une dizaine d’espèces de poissons dans la rivière, mais ils ne peuvent remonter jusqu’à leurs sites de fraie à cause du barrage », relate Tim Van Hinte.
L’avenir de la Petitcodiac est un enjeu environnemental important dans la région. Un lac artificiel s’est formé d’un côté du pont-chaussée et des citoyens qui vivent tout près ne veulent pas le perdre. Mais le pont sera malgré tout remplacé par un nouveau qui laissera écouler l’eau. Ce n’est pas tout. Un autre obstacle se dresse à l’horizon. Un ancien dépotoir installé au bord de l’eau représente une menace supplémentaire pour la rivière et l’environnement en général. Pour en savoir plus, visiter le www.petitcodiac.org

Le pont de la Confédération, en route vers l’Ile-du-Prince-Edouard
C’est la première fois que j’aperçois la mer depuis que j’ai quitté la côte ouest canadienne. Cette fois, c’est l’Atlantique. J’ai roulé sur presque 50 kilomètres de nids-de-poules avec des couches de revêtements par-dessus d’autres. Superbes les routes à deux voies du Nouveau-Brunswick! Mais lorsque j’ai aperçu au loin le pont de la Confédération, mes deux phares sont presque sortis de leur orbite tellement j’étais impressionnée. Ce pont relie le Nouveau-Brunswick et l’Ile-du-Prince-Edouard et est le plus long au monde en eau glacée. En passant, si vous n’avez jamais roulé vos pneus sur la planète mars, vous pouvez peut-être essayer ce qui y ressemble le plus, le sol de la plus petite province canadienne, l’Ile-du-Prince-Edouard. La poussière martienne est partout ici, sur les routes secondaires en passant par les chemins vallonnés de fermes de pommes de terre, jusqu’aux dunes de sables de Brackley et de la plage du parc national Cavendish. Prochain arrêt, l’Irlande!!!!

Comment j’ai fait pour trouver les plages tient du miracle. Les cartes géographiques de l’île montrent des routes parallèles, mais n’indiquent pas le Nord, le Sud, l’Est et l’Ouest. Dieu merci, grâce à mon système de navigation, pas d’inquiétude. Sauf qu’il y a tant de choses à voir ici que l’on n’a pas toujours les yeux rivés sur le système… donc facile de rater une intersection! L’Ile-du-Prince-Edouard est un terrain de jeu format géant. C’est la terre des tentations aussi : garée avec deux roues dans le sable, je me demande comment contourner la barrière pour me rendre à la plage; ou encore, garée sur l’accotement juste à côté d’un phare, je me dis que je pourrais parcourir toutes les routes de l’île sans jamais avoir à refaire le plein!

J’ai consommé moins du quart du réservoir d’essence, soit une consommation moyenne de 5,2 litres au 100 kilomètres, mais mes amis humains décident de me remplir quand même au Fish Bone, dans le centre-ville de Charlottetown. Ici, on mange du thon cru, du saumon et des huîtres servis par un ontarien tombé amoureux de l’île. Je commence à comprendre pourquoi. Le rythme lent de la vie insulaire convient parfaitement à une Insight comme moi qui conserve son énergie tout en ayant du plaisir!

Québec à Fredericton: Pionniers et amoureux de la planète
13/05/09 @ 00:03
Je me sens comme si je fais tout à l’envers dans cette aventure d’un océan à l’autre. Je quitte Québec, la ville historique resplendissante, direction Est. Ce n’est certainement pas la route qu’ont empruntée les premiers explorateurs européens qui ont foulé le sol de Nouveau-Monde. Et me voici en train de refaire cette route, mais dans l’autre sens. Québec a fêté ses 400 ans cette année. Tant d’eaux ont coulé sous les ponts du majestueux fleuve Saint-Laurent.
C’est une autre équipe de tournage qui va me suivre dans les rues pittoresques de la ville, la seule fortifiée au nord du Mexique. Je me sens un peu comme une pionnière… avec un moteur électrique ultra compact! Et je me dirige vers le Canada atlantique, dans ce territoire où même les systèmes de navigation s’y perdent parfois. Mais où la vie en Amérique du Nord a commencé…
D’abord, nous (les conducteurs, les cinéastes et moi) avons roulé près des terres fertiles et vallonnées qui longent le fleuve. Plus on avance et plus le Saint-Laurent ressemble à la mer.
Nous sommes sur la rive sud et nous étendons le regard sur les flots bleus, dans l’espoir d’apercevoir un des nombreux bélugas qui viennent se nourrir dans le parc de conservation du Saguenay–Saint-Laurent. Pas de chance, nous ne sommes pas en saison.

Louise Fyfe du Café Lotus Bleu
Nous prenons ensuite la route à l’intérieur des terres, en direction du Nouveau-Brunswick. C’est la plus grande des trois provinces maritimes et la seule officiellement bilingue au Canada. Ici, on veut que les Anglophones pratiquent un peu leur français!
Le Nouveau-Brunswick est couvert de forêts sur 85% du territoire. C’est le pays de l’ours, du chevreuil et de l’orignal. La province est un chef de file en aménagement forestier. C’est aussi le paradis du saumon et de la truite, l’endroit idéal pour une amoureuse de la planète comme moi!
Et en parlant d’amoureux de la planète et de pionniers, il faut que je vous raconte notre arrêt pour le dîner, à Edmundston, juste à la frontière du Nouveau-Brunswick et du Québec. Le café Lotus bleu sur le chemin Canada est à première vue un café comme les autres… jusqu’à ce vous y mettiez les pieds. Les propriétaires, Louise Fyfe et Estelle Sabatier, sont deux jeunes femmes dynamiques et passionnées par les efforts de conservation. Elles transmettent cet esprit à leur communauté, si bien que l’on a aussi envie de transmettre leur message. En fait, si j’avais des bras et des pieds, je leur donnerais un gros câlin et je courrais répandre la bonne nouvelle!

La ville d’Edmundston n’a pas de système de recyclage et de compostage. Quand Louise et Estelle ont ouvert leur café, elles ont décidé de faire leur part pour l’environnement. Leur compost a servi à fertiliser le jardin botanique du Nouveau-Brunswick. Tout au café, est fait à partir de matériaux recyclés; les comptoirs étaient jadis le plancher de la vieille quincaillerie et les tables ont été récupérées d’une ancienne école. Quelques toiles sur les murs sont des dons de gens de la communauté. Café Lotus Bleu groupe de Facebook.
La nourriture au café est entièrement organique et d’origine locale. Si vous retrouvez un Pad Thai sur le menu du jour, c’est que le cuisinier est Thaïlandais. Le jour suivant vous aurez peut-être droit à un met iraquien, cuisiné par le chef originaire de là. Les chefs ont également une chose en commun. Ils sont fiers d’être citoyens d’Edmundston.
Et lorsque Louise a du temps de libre, elle s’occupe du Rainbow Factory, une manufacture de fringues à vocation sociale. Il faut croire que leur café équitable lui donne des ailes.
Bon, il faut poursuivre notre route. Cette fois, on part en direction de Hartland et du plus long pont couvert au monde. Il fait plus d’un kilomètre de long.
Puis, c’est Fredericton la capitale du Nouveau-Brunswick. On trouve ici le plus long pont piétonnier au monde qui a été converti à partir d’une vieille voie ferrée. Décidément, on aime les records ici! Ce pont de 581 mètres fait partie du réseau du sentier transcanadien Trans Canada Trail qui traverse le pays d’un bout à l’autre. Oh Canada!

Ces statues rappellent la première rencontre entre le loyaliste William Orser, un des premiers colons à s’installer dans la région de Hartland et Chef Pierre Toma, un autochtone de la tribu malécite. Le premier échange a vraisemblablement été la couverture d’Orser contre le saumon de Toma.
Montréal à Québec: le plus beau de tous, le zoo de Granby!
12/05/09 @ 22:34
Aujourd’hui au programme ce que je croyais une petite randonnée plutôt tranquille, au cœur de la province de Québec : la ligne droite entre les grandes cités que sont Montréal et la ville de Québec. Mais ô surprise, non seulement a-t-on voulu me faire explorer les routes montagneuses des Cantons de l’Est, mais on a m’aussi permis de vivre le rêve de tous les enfants, soit visiter le zoo le plus vert au Canada… avant même l’ouverture saisonnière au public.

Catherine Page, Zoo Granby
Et pour être vert, le Zoo de Granby est vert. Plus de 75% des bâtiments incluant le pavillon des girafes et des éléphants, sont désormais chauffés et refroidis par la géothermie avec plus de 60 puits enfoncés à 150 mètres environ.
Pour améliorer l’efficacité énergétique, on mise aussi sur des accumulateurs de chaleur, soit des boîtes remplies de briques particulières qui emmagasinent la chaleur hors des heures de pointe, et qui la dégagent au moment où la demande est la plus forte sur le réseau.
Bien entendu, le zoo est aussi un modèle de récupération pour ses opérations, mais aussi pour le public qui dispose de nombreux bacs disposés aux quatre coins du site. En fait,tous les produits mis à la disposition des employés, et des visiteurs, sont recyclables : savon sans phosphate, abandon du styromousse etc.

Et difficile de parler d’un zoo sans parler des animaux qui font aussi leur part pour l’environnement : même le bassin des hippopotames est filtré par un processus d’ozonisation similaire à celui des municipalités. Évidemment, autant de préoccupations environnementales ne saurait être possible sans un partenariat mais aussi sans une conviction profonde des gens qui y travaillent. Et notre guide de la journée, Catherine Page, est elle-même profondément convaincu des bienfaits de la protection de l’environnement. En fait, elle s’est même fait plaisir, faisant quelques mètres à mon volant pour s’assurer de mes capacités écologiques!
Deux pilotes ont eu l’air de deux enfants, une bonne partie de la journée, appréciant bien sûr les efforts environnementaux mais surtout applaudissant à chaque passage d’un tigre ou d’un jaguar. Il a fallu ensuite reprendre la route, pour atteindre Québec quelques heures plus tard au terme d’un voyage de 413,6 kilomètres. Et comme d’habitude, bien que mes pilotes n’aient fait aucun effort particulier, j’ai maintenu une moyenne de 5,3 litres pour 100 kilomètres Pas un record comme hier, mais une bonne moyenne!

Ottawa à Montréal: la méchante machine verte et… 3,8 litres au 100 km. Wow!
11/05/09 @ 23:55
Il y a deux routes entre Ottawa et Montréal. La route secondaire avec de gros camions et l’autoroute avec… les gros camions! Laquelle choisir?
Mon conducteur opte pour les deux. D’Ottawa à Hawkesbury, on est sur la 17, une route à deux voies. Puis, c’est l’autoroute jusqu’à Montréal. Il fait beau et le mercure indique 15 degrés.
Mon conducteur doit me conduire jusqu’à la Biosphère, célèbre musée à Montréal. Distance à parcourir : 220 kilomètres. On raconte à mon conducteur que j’ai déjà fait 4,1 litres au 100 kilomètres sur quelques trajets dans l’Ouest du pays. J’avais alors battu les chiffres officiels selon lesquels que je peux consommer aussi peu d’essence que 4,5 litres au 100 kilomètres.
Mon conducteur sait bien que je peux être impressionnante avec ceux qui ont le souci d’économiser l’essence. Pas de départ en trombe. Pas de vitesse excessive. Une accélération progressive. Ces techniques permettent de réduire sa consommation d’essence… et ce, dans n’importe quel type de voiture! Mais bon, je suis quand même la meilleure…
Les informations sur mes écrans sont très utiles : consommation d’essence actuelle et en moyenne, alimentation du moteur à l’essence ou à l’électricité. De toute évidence, plus on me conduit en utilisant l’énergie de la batterie, plus on réduit la consommation d’essence.
Lorsque j’accélère, c’est le moteur à essence qui fait le travail. Mais dès que je ralentis, même légèrement, le moteur s’éteint et c’est l’électricité qui alimente alors le véhicule. On peut rouler ainsi sur près de 500 mètres, ce qui permet d’économiser jusqu’à 10% d’essence.
Mon conducteur a le tour! Il réussit la meilleure performance du périple depuis Vancouver: 3,8 litres au 100 kilomètres, soit 74 milles au gallon. Wow!
Autre chose en passant. Si vous êtes à Montréal, allez faire un tour du côté de la Biosphère. J’ai découvert que cette populaire structure en forme de dôme géodésique abritait le pavillon des Etats-Unis à l’Expo 67. Elle a été conçue par R. Buckminster Fuller. Je suis convaincue que ce gars aimerait bien mon petit côté hybride et mon système de moteur à assistance intégrée. Ah oui. Demain, la ville de Québec!

Toronto à Ottawa: Laissez-moi vous raconter les oiseaux et les abeilles… dans la ville des cabanes à oiseaux
08/05/09 @ 18:46
Plusieurs se demandent si je suis une voiture femelle ou male. Choisissez le genre qui vous plaît! C’est ce qui est bien à Toronto. Tout le monde se fiche de savoir si ton réservoir d’essence est du côté du passager ou du conducteur. Ici c’est: “conduit et laisse conduire”.
Etrange pourtant. Sur la route, j’ai entendu plusieurs de mes conducteurs journalistes parler en mal de Toronto. Ca doit être des histoires de bière!
C’est sûr que Toronto est une cible facile. Sa croissance a un impact environnemental. Il y a une abondance d’architecture moche, parfois à se demander comment on peut arriver à créer de pareilles horreurs! Et les beautés naturelles de l’endroit ne sont pas aussi visibles qu’à Vancouver, Montréal ou St-Jean, de Terre-Neuve. Mais Toronto a tout de même son charme.
Les îles de Toronto, par exemple, sont magnifiques. Ces beautés naturelles ont été formées à la fin de la dernière période glaciaire par la fonte de glaciers d’un kilomètre et demi de hauteur. Notre journée débute à l’hôtel Westin Harbour Castle avec une vue incroyable sur ces îles. Plusieurs sont inaccessibles et sont pratiquement vierges avec comme seule population des oiseaux et des papillons.
Toronto a peut-être été conservatrice bien avant son temps!
Nous roulons en direction Nord sur la 401 en passant par la Don Valley. Un autre beau coin de Toronto. Les randonneurs et les cyclistes aiment ce grand corridor de nature sauvage qui mène au centre-ville de Toronto. Ce n’est pas inhabituel d’y apercevoir un renard trottiner dans les rues de Tony Rosedale. Et un coyotte s’immiscer jusque près des résidences de Beach (la version torontoise de Kitsilano à Vancouver) et disparaître presque aussitôt. Ah la nature!
Nous quittons Don Valley pour la 401 Est, direction Scarborough. Nous avons croisé la Rouge Valley, un vaste territoire de zones protégées tout près de la jungle… d’asphalte. Imaginez un chevreuil errant à quelques minutes du centre-ville. C’est une autre belle histoire de conservation qui mérite d’être racontée.
Par la suite, nous sommes passés près de Pickering. Puis, d’Ajax. Et un peu plus tard, d’Oshawa. Le côté urbain à profusion semble s’estomper un peu et soudainement, les paysages commencent presque à être jolis. Après un hiver vigoureux et un printemps relativement doux et pluvieux, les arbres sont en fleur partout autour de nous. La vie bourgeonne enfin.
Garde les yeux sur la route conducteur!
La 401 entre Toronto et Kingston est réputée pour être l’un des pires tronçons de route au pays. Moi, je trouve la route pas si mal, mais les conducteurs… ouf!

Après deux heures de route plutôt ennuyeuses, je suis heureuse de prendre la sortie Wooler Road et d’arriver dans le comté de Prince Edward. C’est un autre des beaux coins de la province. On y trouve des édifices en pierre de 150 ans et de magnifiques fermes, tellement que Norman Rockwell aurait l’impression de rêver s’il revenait ici.

Nous visitons le Birdhouse City. Sur ce site conçu pour les amateurs d’art, on retrouve des dizaines de cabanes à oiseaux toutes faites à la main. Elles sont juchées sur des poteaux de 15 pieds de hauteur.
Quelques instants plus tard à Picton, les humains me garent près d’une charmante auberge victorienne avec une superbe vue sur la Baie de Quinte. Mais les pauses ne sont jamais longues. Nous voilà en train de traverser la baie à bord du traversier Glenor Garry. On décide de se tenir loin de la 401 pour le reste de la journée. Ca va étirer le trajet vers Ottawa d’une trentaine de minutes, mais ça permettra de diminuer la pression sanguine des conducteurs et par le fait même, de leur donner une plus longue espérance de vie! Nous arrivons dans la capitale nationale frais et dispos, pas du tout énervés par une longue journée sur la route. Insight à Ottawa!
